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25 février 2025, 19h - Atelier citoyen de proposition "Prendre soin et protéger" à The Originals Boutique (18e)

  • Photo du rédacteur: Paris Collectif
    Paris Collectif
  • 25 févr.
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 26 mars

Lors de l'atelier citoyen de propositions de Paris Collectif dédié aux questions de santé, de prévention et de protection, le besoin d'une accessibilité accrue à l'offre de soins médicaux, à des solutions inclusives permettant à toutes et tous l'accès aux droits ont fait l'objet de propositions. Nous rendons compte de ces premiers échanges.


Au sein de Paris Collectif, nous voulons un Paris bienveillant et inclusif, où chacun peut se soigner et évoluer en toute sécurité. C’est dans cet esprit que l’atelier citoyen “Prendre soin et protéger” a permis aux participants d’échanger, de débattre et de formuler des propositions concrètes pour atteindre ces objectifs.

Paris Collectif est un mouvement citoyen qui vise à construire, avec celles et ceux qui vivent Paris, un projet écologique, solidaire et démocratique pour la ville jusqu’aux élections municipales de 2026. Paris Collectif a récemment organisé une série d’ateliers citoyens pour imaginer ensemble des solutions novatrices pour la ville de Paris. 


Les participants de l’atelier “Prendre soin et protéger” qui s’est tenu le 25 février dernier ont formulé une série de propositions concrètes et de solutions inclusives, afin que chacun puisse jouir des mêmes protections sociales et que la ville soit un lieu agréable qui protège ses habitant·e·s et les rassemble. Lutter contre l’exclusion, garantir à chacun de connaître et d’avoir accès à ses droits, accompagner les populations précaires, isolées, les minorités ; garantir le bien-être de chacun et l’accès aux soins doit devenir une réalité.


Il a été proposé que, dans chaque arrondissement, soient mis en place des lieux inclusifs, qui proposent des “offres suspendues” (système de prépaiement de repas, boisson par un tiers). Certains bars et cafés pourraient organiser des heures 'Bienvenue' pour les populations fragiles et par la même occasion identifier et mettre en avant les initiatives qui existent déjà. 30 % n'ont pas accès au numérique, c’est pour cela qu’il est apparu indispensable de mettre en place des lieux où l’accès aux services administratifs est assuré par une médiation avec un contact humain pour tous les habitants.  

Toujours dans cette optique, vers plus d’inclusivité, les participants ont proposé de développer des systèmes d’aide et de soins pour les populations isolées, à risque ou précaires. Cela pourrait passer par des systèmes d’aides à domicile garantissant un lien social pour les personnes isolées et par la création d’un service civique dédié. L'accompagnement des mères sans emploi, via un dispositif associatif offrant la mise en réseau de leurs demandes d’emploi a également été proposé. Pour favoriser la confiance en soi de populations fragiles, il a aussi été proposé des ateliers tels que des soins de bien-être et de beauté abordables par les associations.  

Sur la question de la sécurité, les personnes présentes ont favorisé une approche mettant l’accent sur la présence humaine et la médiation dans l’espace public afin de prévenir les violences. Parmi les propositions, est apparu le besoin d’augmenter la présence humaine, de former à la médiation en impliquant habitant.e.s, associations et collectifs. Pour la prévention des rixes entres jeunes, l’augmentation du nombre de médiateurs et médiatrices a fait l’objet de propositions spécifiques. Il a été aussi proposé de renforcer les effectifs de la police municipale dans l’optique du soutien à la présence humaine dans l’espace public.  

Nous  aspirons  à une politique garantissant à chacun un accès à un environnement sain, où les sources de pollution – chimiques, physiques, visuelles ou sonores – sont réduites au minimum. Afin d'améliorer la prévention des risques environnementaux (pollutions des sols, de l’air, pollutions sonores, et visuelles) et en lien avec l’amélioration de l’habitat où des lieux de travail, il a été proposé d'améliorer l'offre des services municipaux, ou un soutien aux associations pour aider les habitant.e.s à évaluer les risques (par exemple par un service accru à l’établissement de la qualité environnementale des logements, au-delà des diagnostics DPE).

 

Une autre thématique apparue lors de l’atelier concerne l’aide aux personnes sans-abris. Un ensemble de solutions pérennes et de solutions d’urgence ont résulté de l’atelier. Parmi les propositions permettant de répondre aux besoins quotidiens de personnes à la rue, il a été proposé, notamment, la réhabilitation et la création de bains-douches, l’augmentation de l’offre de bagageries solidaires, la mise en place de mesures incitatives pour encourager les entreprises à aménager les bureaux pour l’accueil nocturne. En parallèle la nécessité de solutions pérennes qui permettent d’inscrire le logement dans la durée ont également été discutées, solution pour laquelle un plaidoyer de la Ville envers l’Etat est nécessaire afin que la Ville puisse se saisir de ces questions. Seule une solution de logement pérenne est jugée susceptible de répondre durablement à la question des personnes sans abri. 


Enfin la situation des mineurs qui dorment dans la rue à fait l’objet de propositions spécifiques. Cette situation est en forte dégradation dans les dernières années avec environ 500 personnes concernées. Les participants attendent une politique volontariste de la ville et la mise en place de la possibilité de réquisitionner les bâtiments adaptés (cette mesure pourrait être étendue au-delà de Paris)

Enfin, la difficulté d’accès aux soins a été largement discutée. Que ce soit le développement de l’offre de soins en secteur 1 pour les généralistes et les spécialistes, un maillage territorial équitable ou une offre de soins adaptée aux populations spécifiques (jeunes, personnes à la rue, usagers de drogues…), … plusieurs propositions ont été faites pour répondre à ce besoin important. Afin d’améliorer la prévention et la santé des plus jeunes, il a été proposé de garantir la présence de professionnels de santé dans chaque établissement scolaire sous la responsabilité de la Ville, avec par exemple un ratio professionnel·le / nombre d'élèves. L’amélioration de l’offre de soins en santé mentale est apparue comme une nécessité urgente, via notamment l’augmentation de Centres Médico-Psychologiques mais aussi de lieux d'accueil bienveillants, non médicaux mais, où des personnes formés peuvent recueillir la parole.


En conclusion, face à la fragilisation des liens sociaux, à une dégradation des services publics, aux menaces environnementales et aux inégalités persistantes, les propositions émises dessinent une politique d’action publique inclusive, soucieuse de protéger et de prendre soin des citoyen·ne·s. 

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